Mayoké

Pedigree

Mayoké, première chienne portant notre affixe d’élevage « Arc Lémanique », est née le 6 mai 2010, en 4ème position sur une fratrie de 10, à 19h31 et avec un poids de 460gr.

Dans un premier temps, nous n’avions pas songé à garder une chienne, mais ses petits yeux nous ont très clairement dit « Tu sais, moi je reste ici ! » Elle était toujours collée à nous et venait sans cesse tout près de nous. Le soir de mon anniversaire, nous prenions un verre de champagne parmi les chiots dans le jardin alors que ceux-ci avaient 5-6  semaines et l’ayant sur mes genoux, je me suis exclamée, voici mon « cadeau » d’anniversaire, on la garde !

Une petite indienne d’un roman de Nicolas Vanier, que j’ai beaucoup aimé, parlait de chiens de traîneau et de nature. Elle se prénommait Mayoké. J’ai toujours pensé que j’appellerais un jour une chienne noir-feu Mayoké. Voilà, c’est fait !  Mayoké signifie « protection contre les mauvais esprits »

Mayoké n’a connu aucun « traumatisme » de départ et d’adaptation à un nouvel environnement puisqu’elle est restée vivre là où elle est née. Balik  la considère toujours aujourd’hui comme son « bébé », elle la soumet tout en la papouillant et en la dorlotant. D’ailleurs Mayoké a des comportements de chiots parfois en sa présence. Les scènes sont étonnantes à observer. Elle a besoin d’apprendre à se gérer sans Balik et nous devons veiller à lui laisser cette opportunité. On ne mesure pas suffisamment que lorsqu’on garde un « petit de sa chienne », il faut impérativement les séparer dans l’éducation et les balades.

Ce jour, tout à fait adulte, elle s’est nettement assagie et se sent bien dans ses pattes et dans sa tête d’Hovawart. Néanmoins, c’est une chienne dont il faut respecter le périmètre de distance sécurisante et ne pas rentrer directement en contact avec elle si on ne la connaît pas en se penchant sur elle. Une fois ami-ami, plus de problème.

Elle a besoin de jauger si elle peut accorder sa confiance, avec les autres chiens comme avec les humains qu’elle n’a pas encore rencontrés.

Une personne mal intentionnée n’est pas prête de franchir notre seuil ; sa garde est époustouflante. Les « étrangers » en ont peurs généralement. L’exercice consiste à lui faire comprendre que la gestion du va-et-vient de notre seuil de porte de maison nous revient à nous, pas à elle. Mais on y arrive !

Mayoké ne sera pas une chienne reproductrice au sens du règlement du club suisse du Hovawart. Elle n’est pas été sélectionnée pour mesurer 66,8cm au garrot au lieu des 65cm + 1 autorisés, ce qui a été une immense déception pour moi car c’est une chienne magnifique et très très maternelle, comme elle l’a prouvé en s’occupant de ses frères et sœurs nés en février 2012. Balik s’est énormément déchargée sur elle.

En Allemagne ou en France, elle l’aurait certainement été. Nous avons d’ailleurs reçu plusieurs propositions nous demandant si cette chienne n’était pas à vendre…. Non bien sûr, c’est notre Mayoké et maman ou pas, elle restera notre Mayoké jusqu’au bout.

Mayoké, comme Balik, une fois l’une puis l’autre, part vivre quelques jours chez ma maman à Bellevue, celle-ci ayant perdu Léra (portée 2009) dans un accident de voiture en juillet 2012. Cela apporte une solution de garde alternée très confortable et pour ma mère, et pour nous qui sommes allégés.

Les chiennes apprécient beaucoup quelques jours d’exclusivité de caresses et d’attention….!

 

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